(J'aime cette image, je ne sais pas pourquoi ! =D)
(Lance la musique !) Des fois, j'aime être quelqu'un d'autre. Ou, en tout cas, j'aimerai. C'est pour ça que des fois je suis Moi, d'autres fois je suis Gabonia. Juste une fille, avec un pseudo, des passions et des envies : comme tout le monde. La vérité, c'est qu'en ce moment, je ne suis plus jamais Moi. Je n'arrive pas à passer au dessus de mes émotions, et si j'affiche ce sourire et cette joie de vivre, c'est parce que je suis incappable de montrer mes faiblesses à tout le monde. Et, de toute façon, si je les montrais, les gens auraient pitié, ceux qui ne m'aiment pas se montreraient gentils avec moi, ceux qui m'aiment se montreraient trop gentils ou trop inquiets. Et je ne veux pas être celle pour qui l'on s'inquiète. Je veux juste être normale. Est-ce que cela fait de moi une folle ? Et c'est pour ça que j'aime tellement être Gabonia... Parce que la plupart des gens qui connaissent Gabonia ne vont pas se préoccuper de ses problèmes, ou très peu. Et, là, je l'avoue : je souffre, je craque, je pleure, j'enrage, je compatis, je tremble, je fais des conneries.Non, je ne me reconnais plus. Avant, j'étais la fille qui s'accroche bêtement à un garçon, et ça l'emmerdait... Aujourd'hui, je suis...Rien. Et l'amour que je vouais à ce garçon me tire un peu de cette souffrance. Heureusement qu'il est là. Heureusement qu'elle est là aussi. (Merci.) Et le problème, c'est que j'ai l'impression que je n'arriverais pas à surmonter tous ces évènements qui font que je n'arrive plus à être comme avant. Est-ce que ce coup de blues quotidien passera t-il un jour ? Dans combien de temps ? Est-ce que cette envie de pleurer qui surgit de nulle part et n'importe quand passera t-elle un jour ? Et cette haine contre des personnes innocentes ? Voilà à quoi ressemble ma vie depuis quelques semaines : une envie de pleurer que je ne peux jamais prévoir et que je refoule au fond de moi même (mais quand tout ça éclatera, je vous jure que ça sera violent), un coup de blues, chaque soir quand je n'en peux plus, une haine incontrôlable qui s'abbat sur des gens qui ne la méritent sûrement pas, et un horrible sourire et des rires, des jeux pendant la journée, qui se perdent je-ne-sais-où dès la sortie des cours... Voilà pourquoi j'aime Gabonia, cette autre personne, cet autre Moi. Non, Gabonia n'est pas juste un pseudo, c'est ce qui me permet de m'envoler, loin de mes problèmes, loin de ce Moi que je n'aime plus, tout simplement loin. Plus loin. Ailleurs. Là où celle qui m'habite n'est pas.