Blog d'écriture.
Musique, pour plus de plaisir ! =D
Je l'avais toujours observée de loin, de mon petit coin, seul. Je n'avais jamais parlé à qui que ce soit de cette attirance folle que j'avais pour elle, parce que je pensais que c'était stupide. Oui, je n'avais jamais pensé à avouer à quiconque que j'éprouvais l'envie terrible de plonger ma tête dans son cou, et de sentir son parfum, sa peau contre la mienne ; ni que j'avais l'irrésistible besoin de plonger dans ses petites prunelles bleues magnifiques; et ni le fait que je ressentais le besoin de caresser ses longs cheveux châtains, d'enrouler mes doigts dans ses boucles parfaites, ou d'emmêler toutes celles-ci, rien que pour entendre son rire cristallin. Non, je n'avais parlé à personne du fait que je voulais l'entendre éclater de rire, grâce à moi; et ni du fait que je voulais qu'elle pleure, pour que je puisse la prendre dans mes bras, lui donner un doux baiser sur le front et attendre qu'elle-même m'embrasse; et je n'avais pas dit non plus que j'aurais donné n'importe quoi pour l'entendre crier mon prénom avec joie, me parler avec douceur... J'avais toujours garder ça secret...
Et j'avais aussi gardé le secret lorsque mon cœur s'était mis à battre à la chamade en la voyant m'observer de son regard océan. J'avais remarqué cette lueur de curiosité dans ce regard nouveau, et je m'étais mis à espérer. J'avais cru y lire un peu de passion, comme si je la fascinais. Mais était-ce possible ? J'en doutais. Mais, alors, cette petite étincelle d'amusement quand mes lèvres s'étaient fendues d'étonnement, ce n'était que de la moquerie ?
Jamais je n'aurais pensé qu'elle me rendrait si dingue, et croyez-moi lorsque je vous dis que je deviens fou lorsque je croise son regard. Mon cœur se met soudain à battre, et ma raison n'existe plus que dans la réalité, mais lorsque nous nous fixons, le moment tient plus de la fiction que de la vraie vie... Et, d'ailleurs, j'arrivais même à me demander si elle n'était pas que le sujet de mes rêveries, le fruit de mon imagination. Mais si cela avait été le cas, alors ce rire si chantant, cette voix si douce, ces cheveux si soyeux, ce parfum si délicieux, ces yeux si profonds et sincères et cette allure si féérique n'étaient aussi que des illusions ? Pourtant, je voyais ses amies qui lui parlaient, et les hommes la draguer. Eux n'étaient pas fous, et ne parlaient pas seuls... Elle existait... Elle existait...
Il y a quelques jours, elle est venue vers moi, avec un regard rempli d'étoiles que je ne lui connaissais pas encore. Elle est arrivée à moi à une vitesse incroyable, et m'a sourit d'une telle façon que mon cœur enfla tellement que j'eus peur qu'il n'explose. Je lui rendis son sourire du mieux que je le pu, car j'étais si troublé, que je n'arrivais plus à me concentrer, même pour sourire. Elle avait attaché ses cheveux, en un beau chignon bien ferme et avait laissé sa frange libre. Comme à son habitude, elle était restée naturelle, n'avait aucun maquillage. Et, moi, je me sentais m'envoler tellement sa beauté était époustouflante. Elle paraissait hésiter, mais, voyant que j'étais à elle, que j'étais son pantin, elle parla : « Est-ce que ça te dirait qu'on aille se balader, tous les deux ? ». Pouvais-je refuser ce cadeau de la vie ? Un moment, seul, avec celle que je désirais depuis des mois et des mois, voire des années... Impossible que je ne rate ça. Alors, d'un hochement de tête, je lui fis comprendre que, qu'importe l'endroit, je la suivrais sans hésiter.
Elle m'a prit par la main et m'a entraîner vers la forêt. Elle souriait, et riait et j'en étais heureux. Je la voyais virevolter à mes côtés, me lançant des regards heureux, remplis de pureté que je ne pouvais ignorer, et j'en étais bouleversé. Elle était si belle... Je remarquai seulement maintenant qu'elle s'était habillée très joliment en ce jour. En effet, elle s'était vêtue d'une robe blanche, qui lui donnait l'air d'être une jeune princesse, et sa coiffure ne faisait que rendre cette impression plus grande. Et lorsqu'elle tournait sur elle-même, devant moi, sur le chemin, sa jolie robe, qui lui arrivait aux chevilles, se soulevait d'une manière élégante, et elle en serrait les pans pour qu'ils ne s'élèvent pas trop haut. Je la regardai, les yeux brillants de tendresse et d'amour pour cette petite femme qui dansait en plein forêt. Et soudain, je la vois s'arrêter et se retourner vers moi. Nos regards sont ancrés l'un dans l'autre, et elle sourit gentiment, presque attendrie par mon air éberlué. Elle pose ses petites mains délicates sur mes hanches et s'accroche à moi. Je me sens défaillir. Elle se colle un peu à moi, et je sens qu'elle se hisse sur la pointe des pieds et que ses mains quittent mes hanches pour venir se poser sur ma nuque. Elle m'a attiré vers elle et...
Nos bouches se sont jointes, et mon cœur a du rater quelques battements. Je me suis senti pousser des ailes durant quelques instants et elle continuait de jouer avec mes lèvres très tendrement et d'une manière si douce que j'en serais tomber si je n'avais pas autant tenu à ce baiser. Et je m'accrochais à ce petit reste de raison qui m'empêchait de lui arracher sa belle robe de princesse.
Puis, le baiser prit fin et elle s'envola, s'effaça en un coup de vent... Et cela ne m'étonna pas, parce qu'elle tenait plus du rêve que de la vraie vie... Alors, je touchais mes lèvres du bout des doigts et me laissait emporter par son doux souvenir. Et, désormais, je marche seul.