Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 13:17

 

Pour moi qui n'aime d'aucune façon les romans policier, ce fut une véritable surprise que de me retrouver accrochée à ce livre, jusqu'à même le lire en une seule petite journée...

 

Le Tueur A La Cravate commence par une photo de classe sur laquelle la petite Ruth découvre sa mère, Marie-Eve, décédée quatre ans plus tôt d'une rupture d'anévrisme, et sa soeur, Eve-Marie, qui éclipse sa jumelle par son sourire. Ce n'est cependant pas sa mère, Marie-Eve, qui tient la main du père de Ruth, mais Eve-Marie. La jeune adolescente et sa complice Déborah vont alors tenter de comprendre ce qui leur échappe, et postent sur le site perduedevue.com la photo, mais sous le nom de... Martin Cassel, son père, inversant le nom des deux jumelles dans l'espoir d'obtenir des informations. Elles créent même une adresse mail avec le nom de Monsieur Cassel, et, bientôt, les réponses fusent. Anciens camarades, professeurs, et même son grand-père qu'elle n'a jamais connu répondent, car ce vieux souvenir en révèlent des plus anciens : Eve-Marie, lors de cette année de terminale, fut assassinée au moyen d'une cravate...

 

http://www.images-chapitre.com/ima1/original/407/26363407_6109620.jpg

 

Voilà le résumé de l'histoire. Lorsque ma mère m'a proposé ce livre, me donnant ce résumé, je n'étais pas emballée par l'idée, mais ma petite soeur, elle, a saisi sa chance et commencé la lecture. Lisant par dessus son épaule, j'étais captivée, alors, quand elle a eu terminé la lecture, je me suis emparé du bouquin telle une affamée.

Commençant tout doucement, gentiment, les premières pages ne m'ont pas passionnées, mais dès que l'enquête des deux jeunes filles, Ruth et Déborah, commence, j'étais prise dans l'engrenage. Internet a un rôle important dans cette histoire, c'est en effet grâce à cela que nous en apprenons toujours d'avantage sur ce qu'il s'est réellement passé pour Eve-Marie. Plus on avance, plus la petite Ruth et la petite Déborah nous étonnent, et font preuve de courage. Ce qui m'a énormément plu, c'est la façon dont l'enquête se retrouve de nouveau ouverte, quant au meurtre d'Eve-Marie : Martin Cassel, le père de Ruth, est et a toujours été soupçonné d'avoir commis le crime. L'écriture est fluide, et on ne peut qu'apprécier la plume de Marie-Aude Murail, simple et efficace, délicate et passionnante. Ce roman policier n'est sans doute pas un des meilleurs (et après-tout, je n'en sais rien, je ne lis jamais de romans policiers), mais on prend tellement de plaisir à sa lecture, que nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous prenons tellement de plaisir à découvrir les choses avec Ruth, ou avec la policière, que nous voudrions lire la fin pour satisfaire notre curiosité (chose à ne pas faire, pour ne rien gâcher !).

Les personnages sont attachants. Ruth est curieuse et maline, mature et débrouillarde. Elle se conduit comment une mère de famille avec sa petite soeur, et parfois même avec son propre père. La petite soeur, au prénom rare que l'on retient facilement : Bethsabée, est une petite fille chérie par son père, et sa soeur, une vraie chipie, caractérisée par sa ressemblance avec sa mère, et donc avec la défunte Eve-Marie. Le père, quant à lui, semble être un homme mystérieux, et on le découvre rongé par les remords, désespéré par la mort lointaine de son premier amour. Il fait cependant tout ce qu'il faut pour tenir bon, et s'occuper du mieux qu'il peut de ses deux filles. Il est, par ailleurs, anesthésiste réputé. D'autres personnages secondaires rentrent en compte. Déborah, la meilleure amie de Ruth, une fidèle, qui n'hésite pas à aider lorsqu'on a besoin d'elle. Et puis Lou, la nounou de Ruth et Bethsabée, une femme toute faible, battue par son compagnon, fille d'un schizophrène jusqu'à présent considéré comme l'assassin officiel de Eve-Marie. Une pauvre femme qui n'a jamais eu une vie facile, mais qui semble survivre grâce à son blog... Et puis tous les anciens camarades de classe de Martin Cassel, ainsi que son beau-père. Ces derniers sont ceux qui font que l'enquête s'ouvre à nouveau, puisque c'est un nouveau meurtre qui les frappe, celui d'Alice, qui en savait visiblement un peu trop. Et au dessus d'eux, le lieutenant, fille du médecin légiste qui avait pratiqué l'autopsie sur Eve-Marie, et est prête à tout pour découvrir la vérité. Une femme un peu perdue par ailleurs, mais tellement attachante elle aussi !

 

En bref, un super livre, captivant, que je vous conseille très fortement !

 

(L'image ci-dessus ne m'appartient pas.)

Repost 0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 12:41

 

 

Tous les jours, je m'en vais,

Loin d'ici, loin de l'été,

Passant mon temps à avoir l'air,

Passant mon temps, roulant par terre...

 

Mais suis-je vraiment la seule ?

 

Sur mon chemin, une immense salle,

Remplie de souvenirs, et de morales,

Peut-être ne devrais-je pas y pénétrer,

Mais je suis trop curieuse pour m'arrêter...

 

Suis-je vraiment la seule ?

 

De petits êtres me montrent le chemin,

Autour de moi, il n'y a plus rien.

On me montre à gauche mes jours les plus mauvais,

Et à ma droite, les plus parfaits.

 

Suis-je la seule ?

 

Cette salle contient tous mes secrets,

Mes désirs, mes intentions et mes regrets,

Chaque jour est un jour passé dans cet endroit,

Si différent de tous les autres et où j'ai tous les droits...

 

Suis-je seule ?

 

Toute la journée, mon sourire,

Mes recherches, mes trouvailles, un plaisir...

Mais que puis-je vouloir trouver dans cette salle ?

Un bonheur, une histoire, un bien pour un mal ?

 

Suis-je la seule ?

 

Et quand je parcours ce chemin ensoleillé,

Vers ce coin secret, jamais je ne sais quand je rentrerai...

Mais tous les soirs,

Je retrouve le noir.

 

Suis-je vraiment la seule ?

 


Repost 0
Published by Gabonia - dans Poésie
commenter cet article
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 00:22

 

 

          Si vous pouviez voir mon sourire, ou seulement l'apercevoir... Vous pourriez voir, et comprendre où vous avez tort. Bien sûr, je n'ai pas tellement souffert dans ma vie. Juste une fois. Une toute petite fois. Vous pourriez vous rendre compte que ce sourire que vous apercevez n'est, en réalité, qu'une cicatrice. Une misérable cicatrice d'un amour en ruines, que certaines personnes ont pu enjoliver, que certaines personnes ont su rendre belle, et scintillante comme un sourire de jeune femme. Bien sûr, on a tous des chagrins d'amour, des chagrins d'adolescentes...

           Et on y croit toutes, à ce jeune homme, sur un cheval blanc, qui vient nous enlever, charmant, envoûtant, trompeur. On y croit toutes à ce bonheur minable qu'on nous vend dans les séries américaines. On croit toutes à ces robes splendides, ces idées farfelues, ces gateaux gigantesques, ces bagues et ces larmes de joie. On y croit toutes à ces garçons parfaits, ces garçons inaccessibles, qui finissent toujours par craquer pour celle qui n'y croyait pas... On croit toutes à ces repas en tête à tête, ces petits morceaux de rêves qu'on nous envoie dans un regard en coin. On croit toutes à ces mots d'amour, ces promesses, ces « toujours »...

           Mais, tôt ou tard, le premier amour, la première dérive, les premières folies, les premières promesses et toutes ces premières choses partent en fumée, partent en larmes, en nuits blanches et en rêves brisés. Tôt ou tard, le prince redevient l'idiot, le jeune homme redevient le garçon, charmant aux yeux des autres, charmeur aux nôtres. Et on est là, nous, pauvres idiotes, devant le miroir à se dire qu'on ne pourra plus jamais sourire. On est là, debout devant la fenêtre et on se dit qu'il va venir. Bientôt. D'un instant à l'autre. On est là, misérables et faibles, à pleurer toutes les larmes jusqu'à la dernière, à se vider sur le sol comme un nourrisson qui vient de naître. On sait plus quoi faire, on se dit, les joues trempées, le nez coulant, les cheveux en bataille, qu'on a tout perdu, et que la vie ne vaut pas d'être vécue. On frappe les meubles, on se fait mal, on ouvre la fenêtre, on regarde l'horizon, le sol, et on passe une jambe par cette même fenêtre. Pourquoi ? Avoir des sensations. Vivre. Avoir envie d'aller mieux. Avoir envie de dépasser tout ça. Avoir encore d'oublier. Vivre. Vivre. Puis, finalement, on s'écrase sur notre lit en pleurant toujours plus. Et le matin, devant le miroir, tout ce qu'on voit, c'est la pauvre fille qui y a cru. La pauvre fille qui a cru que cela pourrait être différent avec elle. La pauvre, et misérable, fille qui a cru qu'elle pourrait changer le monde. La pauvre fille et sa cicatrice en guise de sourire. Et avant de voir quelqu'un d'autre dans le miroir, ça prend un certain temps. Des mois. Des années.

           Alors, si vous pouviez voir vraiment mon sourire, et le comprendre, alors vous sauriez que je n'ai pas cette innocence, je n'ai pas cette chance de n'avoir jamais été brisée. Je n'ai cette chance de n'avoir jamais douté de ce que je suis, ce que j'ai été. Je n'ai pas cette petite chance de n'avoir jamais eu l'impression d'avoir été brisée de l'intérieur, d'avoir perdu ce que j'avais de meilleur. Vous avez tort. J'ai été brisée. Mais une poignée de personnes ont su me tendre la main, et m'aider à me relever, certaines sans le vouloir, sans le penser. Alors, devant le miroir, j'ai vu cette fille, et son sourire, son vrai sourire, et ces beaux cheveux, ses yeux bleus magiques. J'ai vu cette fille. Et, maintenant, je m'en fiche bien d'y avoir cru et de m'être trompée... Je m'en fiche bien d'espérer toujours. Et s'il y a bien une chose que je ne regrette pas, aujourd'hui... C'est... C'est seulement d'y croire encore.

Repost 0
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:11

 

 

Je veux me tenir devant toi, courir, et venir me blottir, avec ce besoin violent de te sentir tout près de moi, dans ces bras qui sont les tiens, pour enfin pleurer. Je veux pleurer toutes les larmes de mon corps, effondrée contre toi, pleurer jusqu'à être vide. Vide de tout, vide de moi, vide. Je veux sentir tes mains dans mes cheveux quand tu essaieras de me calmer, et tes lèvres sur mon front qui me donneront un simple et chaste baiser. Je veux tomber au sol, toujours dans tes bras, et rester là un instant. Rester dans le creux de tes bras le temps d'une chanson, et pleurer encore jusqu'à la prochaine. Je veux entendre ta voix, douce, chaleureuse, tenter de me raisonner, alors que tes bras m'entourent. Ta voix, seulement la tienne. Je veux crier, je veux hurler, que je ne peux plus continuer, que je ne veux plus, que j'ai besoin... que je...

Je veux sourire, enfin, lorsque tu tenteras de me changer les idées en racontant des tas de stupidités. Je veux t'entendre rire à tes propres blagues, et ne pas pouvoir m'empêcher d'en rire aussi, et même si aucune de ces blagues n'est drôle, juste parce que ce sont tes blagues. Je veux tes murmures, tes sourires, tes mots, et bien plus que des mots. Des mots d'amour, des mots d'humour. Je veux être réconfortée, dans une pièce sombre, où la seule lumière s'avère être celle du réverbère d'en face, où les odeurs de vieux meubles, de tabac, et de légèreté nous entourent, un endroit où la liberté règne. Je veux que tu me forces à me lever, et que tu me fasses tomber sur un vieux fauteuil, pourtant confortable. Te faire tomber également. Te voler un baiser. Un seul, je promets. Je veux des jeux de gamins dans un salon, une course poursuite à travers toute la maison, des rires à travers les cloisons.

Je veux que tu me forces à aller bien, que tu me promettes que tout ira bien. Je veux de la force, et des sourires, comme jamais je n'en ai eu. Je veux brûler. Courir et être essoufflée. Courir et finalement me faire rattraper. Je veux voler, très haut dans le ciel bleu, m'allonger sur un nuage et attendre. T'attendre. Je veux t'appeler. Je veux tenir ta main pour te faire venir. Je veux essayer de te charmer en vain. Je veux jouer à celle qui ne sait rien, jouer au gendarme et au voleur avec toi. Et changer les rôles après. Je veux avoir l'impression que rien n'est perdu, et que tout est encore à gagner. Je veux croire que c'est possible, qu'on peut être heureux. Je veux être naïve, parce que je m'en fous, si c'est être naïve avec toi. Je veux te croire. Je veux te voir. Je veux te dire au revoir, mais changer d'avis. Te supplier de rester. Je veux que tu me dises d'arrêter mes caprices, d'arrêter d'être triste, d'arrêter de pleurer, mais recommencer quand même. Quand même. Je veux brûler. Brûler.

Sauve-moi.

Repost 0
Published by Gabonia - dans Textes
commenter cet article
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:31

 

 

 

                              Noémie,

 

          Tu te rappelles de ces moments, ces tout petitis instants, que nous avons passés à papoter, dans le temps ? Tu te rappelles de mes sourires tordus de bonheur, de ces yeux qui ne mentaient pas ? Des microsecondes, des infimes miettes d'un gateau que nous n'avons jamais dévoré, des pétales de fleurs que nous n'avons pas osé décrocher, des cerises noires que nous n'avons pu cueillir... Tu t'en souviens ? Moi je m'en souviens. Je m'en souviens, parce que, depuis tout ce temps, je ne pense qu'à ça. Ces choses que je n'ai pas dites, celles que tu as faites... Ces malentendus qui n'en sont peut-être pas, ces sous-entendus jamais compris... Noémie...

          J'étais quoi, moi, pour toi ? Dans le grand coffres des amis, celui tout doré, celui avec les chats noirs peints à l'encre de chine dessus, en bois, en acacia; dans ce coffre-là, j'étais quoi, moi ? Etais-je la poupée en porcelaine, la peluche déformée, le clown effrayant ? Ton monde à toi avait-il vraiment une place à m'offrir, à moi ? C'est toujours ce que je me demande. Tout me dit que je n'étais qu'un aller simple vers ton bonheur, le moyen d'y arriver, la balançoire qui te projette dans les nuages, et qui redescend seule. Au fond de ton jardin, avec ces cerises et ces fleurs, moi, j'étais seule. Dans ton coffre d'amis, tu avais toutes les perles rares que j'aurais voulu. Les roses, les dorées, les bleues, les violettes, et tu avais aussi le pendentif que je t'avais donné. Le seul, l'unique. Trouvé par terre, dans le sable, enfoui dans son désarroi, dans sa misère, tout seul. Le pendentif que j'ai pris, que j'ai lavé, et pour lequel j'ai prié. Et pourtant, Noémie, je te l'ai donné. Tu l'as chéri comme il fallait, tu l'as lavé, aussi, toi, tu l'as apprécié à sa juste valeur... Que puis-je te reprocher, sinon de ne pas l'avoir refusé ? Il s'est offert à toi comme on offre des fleurs à une jeune mariée. Il s'est offert à toi, tout seul, et je n'ai pu que te le passer. Tu te souviens bien, de ces moments, toi aussi, n'est-ce pas ? Ces moments sombres où les monstres nous attrapent avec leurs sales pattes, et nous reniflent avec leurs nez crochus, verts et recouverts de moisissures. Ces moments où les loups hurlent et les éléphants trompent, ces moments où les coccinelles deviennent gendarmes et les vers de terre deviennent serpents. Mais toi, Noémie, tu avais le pendentif.

 

          Aujourd'hui, il me semble que notre amitié n'est qu'un tas de ruines. Aucune bataille, aucun combat, ne nous a animées. Un duel silencieux. Des accords tacites. Voilà ce qui nous a ruiné. Et pourtant, j'y ai cru. J'y ai cru, à ce moment de vérité, quand tu t'es approchée, et que tu souriais. Quand je t'ai vue, je t'ai regardée, longuement. Le pendentif n'y était plus, autour de ton cou, et la blancheur de ce dernier m'a écoeurée. Pourquoi ? Tant de mal, tant de peines, pour quoi ? Pour que tu reviennes vers moi, sans avoir rien gagné, et sans avoir rien perdu. Le moral, peut-être ne l'avais-tu plus. La tristesse, peut-être, t'avait-elle gagnée. Mais au delà du pendentif que j'avais perdu et que tu avais laissé, au delà de la peine ressentie lorsque j'avais du m'en séparer, au delà de toute haine... Moi, j'étais vide. Tu as eu la chance d'avoir, dans ton jardin, une foule qui t'attendait, et te tendait la main, tu as eu cette possibilité d'être sauvée. Moi, j'étais seule sur mon balcon, face au grand vide.

 

           Et, tu sais, sauter, plusieurs fois j'y ai pensé.

 

          Je te souhaite tout le bonheur du monde, Noémie, je ne t'en veux même pas, ou plus. Je ne souhaite pas que le pendentif me soit rendu, il y a longtemps que j'ai cessé de le vouloir, et il y a longtemps que tout cela s'est passé. Aujourd'hui, je veux avancer. Pour cela, tu sais, il me faudra plus qu'un sourire et des bises innocentes, futiles. Plus qu'une musique, plus qu'une blague, plus que de vulgaires sucreries, tu sais, Noémie... J'ai simplement besoin d'accepter le fait que j'ai été un joué, manipulé, et abandonné au bout de la route, comme ces chiens boiteux dont on ne veut plus. Accepter. C'est toi qui a joué, moi qui ai perdu. Demain, j'irai sur la tombe de notre amitié, dans les ruines de ce passé dont on ne parle jamais, et j'y déposerai toutes ces fleurs, ces secrets, ces cerises et ces sourires que j'avais gardé, l'âme d'amie que j'avais construite pour toi, pour nous. Et nous disparaîtrons.

 

                                                                                                                                                                                                 Mari.

 

 

Repost 0
Published by Gabonia - dans Lettres
commenter cet article
28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 22:20

 

 

Comment faut-il s'exprimer, ici,

Pour faire comprendre de quoi il s'agit ?

Pour faire comprendre ce que tu ressens quand tu vois

L'ami qui passe à côté de toi,

Sans même t'accorder son regard ?

 

Est-il si normal de passer des années à aimer quelqu'un,

Pour qu'il décide un beau matin

Que plus rien n'a d'importance, et,

Qu'il envoie valser ces gens sans même être peiné ?

Au regard de ces longs mois à s'adorer,

Au regard des ces années à s'aider,

Ne pourrions-nous pas cesser d'oublier ?

 

Déceptions.

 

Faut-il vraiment laver tous les souvenirs,

Arracher des albums photos tous les sourires,

Renier ces amis parce qu'on est éloignés,

Oublier enfin l'amitié ?

Faut-il vraiment ?

 

Est-ce la nature de l'être humain,

D'oublier du jour au lendemain ?

Ou suis-je encore tellement naïve,

Pour croire qu'un jour...

 

Soupir.

 

Qu'il est triste de devoir se dire que...

Celui qui passe devant toi, cet inconnu,

A un jour été quelqu'un,

Mais qu'il n'est plus rien

Qu'un passant dans une rue.

 

Amitiés.

 


Repost 0
Published by Gabonia - dans Poésie
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:45

 

 

          On en finira jamais de rêver.

 

           J'ai plongé ma tête sous l'eau brûlante, de manière à ce que je puisse encore respirer. J'avais mis de la musique dans la salle de bains, la musique que j'aime. Même sous l'eau, j'entendais cette musique. J'ai toujours aimé la musique, car elle donne des ailes, de la légèreté. L'eau avait beau m'entourer, boucher mes oreilles, me brûler... La musique me permettait de ne pas y penser. De ne penser à presque rien. J'étais bien.

           Sous l'eau, j'entends battre mon coeur. Ca avait quelque chose de rassurant. J'aurais pu rester ainsi toute ma vie, à écouter ce coeur qui était le mien, battre dans un corps qui était le mien. J'étais vivante. Je vivais. Parfois, j'arrête de respirer, et j'écoute mon pauvre petit coeur s'affoler. Je pourrais mourir. Je pourrais mourir aujourd'hui, dans ce bain, dans cette baignoire, dans cette maison, dans ce village. Mais je respire à nouveau, et mon coeur soulagé reprend un rythme normal, et je l'écoute battre doucement, et je me dis qu'il n'y a rien de plus beau que le bruit d'un coeur qui bat encore.

           Je sors ma tête de l'eau et respire. Suis-je sotte ? L'eau chaude m'aide à penser. J'ai le temps, lorsque je suis dans l'eau bouillante du bain, de réfléchir. Qu'ai-je dans la tête ? Il est dommage de ne pas pouvoir écouter son cerveau comme on peut écouter son coeur. Je pense à tous ceux que j'ai connu, et à qui je ne parle plus. Seraient-ils tristes de me savoir morte ? Et ceux qui m'aiment un peu aujourd'hui, m'aimeront-ils plus demain ? Seraient-ils tristes de ne plus me voir, m'entendre piailler, et m'entendre rire ? Je me demande à qui je manquerai le plus. Suis-je sotte ? Pourquoi penser à ma mort ? Je ne vais pas mourir tout de suite... Je pourrais : il y a des ciseaux dans la pièce à côté, une ampoule au dessus de moi, des dizaines de médicaments dans le placard. Qu'ai-je dans la tête ? Je ne veux pas mourir aujourd'hui, même si je pourrais. Je plonge à nouveau ma tête sous l'eau.

           Mon coeur bat encore. Je suis vivante. Mon coeur bat. Je l'entends et je me rappelle de tous ceux qui m'ont plu, de tous ceux que j'ai aimé et de qui j'ai été aimée un peu, ou détestée. Je me rappelle de ces journées au soleil, ces journées passées dans l'herbe. Aujourd'hui, même si leurs coeurs battent toujours, j'ai l'impression que mes amis sont morts. Je suis vivante. Ai-je tellement changé ? Ne suis-je pas toujours la même ? Mon coeur bat encore. J'ai oublié le prénom d'une amie. Je n'ai pas oublié le prénom des gens qui m'ont déchirée. Etait-ce leur faute ? Etait-ce SA faute ? Mon coeur bat, je l'entends. Je l'entends. Je le sens, mon coeur bat et résonne dans tout mon corps. Pourquoi ne peut-on pas écouter notre cerveau, sous l'eau, comme on écoute notre coeur ? Etait-ce sa faute ?

           Bien sûr. C'est une traîtresse. BIEN SUR ! Personne n'en sait rien. Elle a joué avec moi comme on joue avec l'eau, avec le sable, avec des cartes et des pions. Elle a joué. J'ai perdu. Quel est son secret ? Je sors ma tête de l'eau, à nouveau, et je regarde le vide. La lumière est faible. Une ampoule a grillé au dessus de moi. Etait-ce sa faute ? A quoi ressemble t-elle ? A quoi ressemblent les traîtresses ? Est-elle vraiment une traîtresse ? Etait-ce sa faute ? Ou était-ce la mienne ? Ou peut-être...

           C'est agaçant. Agaçant de se rappeler de tout. Agaçant. Agaçant, et qu'est-ce que je suis agacée ! Pourquoi faut-il que je m'en inquiète encore ? C'est fini ! Tout est fini ! Si quelqu'un m'aime aujourd'hui, il ne peut pas l'aimer, elle. Il ne peut pas, n'est-ce pas ?

            Peut-il ?

           C'est fini ! N'y pense plus, me dis-je. Je me gronde, je me fâche. Tu t'emportes trop facilement ! C'est fini maintenant, pourquoi tu repenses encore à tout ça ? De quoi tu as peur ? De qui ? Arrête ça ! Tu... Tu t'emportes trop souvent pour ce genre de choses ! Sens l'eau te brûler les jambes, les cuisses, le coeur, les yeux... Tu sens comme ça fait mal ? Ecoute donc la musique ! N'est-elle pas délicieuse ? Et écoute ton coeur ! Ecoute-le ! Tu es vivante. ECOUTE ! Sois fière. Tu es vivante. Ton coeur bat. Bats avec lui.

           Suis-je sotte ? Plus j'y pense, moins je sais. Pourquoi ai-je fait ça ? Comment puis-je encore aimer de la sorte ? Avec cette frénésie douteuse et cette douceur inavouée, cachée, réservée, avec ces yeux bleus, avec cette envie de faire mieux ? Avec ces violons dans la tête, et ces diners aux chandelles, ces robes de princesse et ces cheveux bouclés, avec cette même passion, cette délicatesse, cette même volonté ? Comment puis-je encore penser que tout ira bien ? Rien n'ira bien. Je le sais. Comment puis-je encore douter ? Comment puis-je rêver ? Le rêve, est-ce bien raisonnable ? Plus j'y pense, moins je sais. Pourquoi est-ce que je rêve ainsi ? Pourtant je sais que rêver n'est bon pour personne. Ne rêve plus, sotte ! Ne rêve jamais ! Jamais ! JAMAIS !

           Ne te fâche pas... On en finira jamais de rêver...

 

           Mon coeur bat. Je suis vivante. Je pourrais mourir.

           Mais pas aujourd'hui. Je m'appuie sur le rebord de la baignoire et pose un pied sur le doux tapis violet qu'il y a sur le sol. Je prends la serviette, l'enroule autour de mon corps.

           Non, pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je rêve encore.

 

Repost 0
Published by Gabonia - dans Textes
commenter cet article
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:50

 

 

Le noir de mon salon me paraît vastement noir

C'est obscur clair et immense

C'est vide aussi je n'arrive pas à le croire

Tout se contredit toujours mon univers entre en transe

En transe

 

Oui parce que j'ai peur sans toi

Là maintenant oui tu me manques

Parce que j'ai toujours peur oui pour toi

Et parce que j'ai besoin de toi oui

 

Le jaune du poussin qui traverse ma rue

Me semble moins jaune que le soleil ou la lune

Un beau matin d'été mais qui aurait cru

Qu'était jaune la lune ?

La lune

 

Et je te dis que mon coeur hurle quand t'es pas là

Ca brûle ça pique ça grince

Quand t'es parti et que je seule me trouve chez moi

Que les portes gémissent et aussi mon parquet grince

 

Me semble moins précieux l'ivoire comme l'or ou les diamants

Les soirs où tu es un absent heureux

Beaucoup moins précieux l'amant également

Lorsqu'on le compare à l'amoureux

L'amoureux

 

Ne traverse plus les routes les rues ne sors plus

T'es beaucoup trop bon pour partir trop tôt

Ne boit plus ne fume pas ne mange plus

Ne risque rien ne sois pas sot

 

En transe moi ces nuits où je sais un coeur tu me donnerais

La grande lune aussi tu le pourrais

En bon amoureux que tu es

Ou que tu serais

Serais

Repost 0
Published by Gabonia - dans Poésie
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 22:16

 

 

          Des battements de coeur.

          Ca résonne. J'ai peur. Tout autour de moi est noir, sombre. De tous les côtés, des morts s'agrippent à moi, et me prennent dans leurs bras.

          Je m'enfuis. Je cours. Je vole. Je fuis. Les battements de coeur.

          Autour de moi, dans le noir, une masse inconnue se mouve en silence. Est-ce quelqu'un, est-ce un animal ? Est-ce une âme perdue de plus ? Qu'en sais-je ? Je suis seule, voilà tout. Partout la lune éclaire l'horizon absent, elle brille de milles feux, blanche comme l'ivoire que l'on vole aux éléphants, blanche comme les dents des loups. Un cri retentit dans la nuit. C'est un cri de loup, un cri puissant, qui emplit tout l'espace, et inonde mon corps faibli par l'amertume. Qu'est-ce donc ? Pourquoi cries-tu, Loup ?

           Au loin je vois un homme. Il est beau, pâle, lunaire. Je l'aime, et je le sais déjà, car il est si facile de s'y attacher. Il a un sourire de voyou, mais ses yeux sont sincères, et sous une carapace de rapace assoiffé de sang, je vois une drôle sensiblerie, presque honteuse, cachée. Qui est-il ? Pourquoi attend t-il, là-bas ? Il ne bouge pas, peut-être est-il déjà mort. Plus je me rapproche de lui, plus je le connais. Je sais qui il est. Je connais ses réactions. Où est le rapace du premier jour ? Où est la sensiblerie ? Il n'y a rien de plus illusoire. Je sais qui il est. Je sais.

           D'où vient ce bruit ?

           Des battements de coeur. J'ai peur. L'homme est à quelques pas. Son visage, je ne le vois pas, mais je sais que ses yeux sont d'un brun profond et chaud. Je sais qu'il sourit, et qu'il tend vers moi des lèvres douces et aimantes. Nos visages ne sont qu'à quelques centimètres seulement l'un de l'autre, je sentais son souffle, et le mien était coupé. D'où vient ce bruit ? Des battements de coeur. L'homme, c'est toi. Tu es là ! Mais d'où vient ce bruit ? Nos coeurs à l'unisson, notre ignorance coulant dans nos veines, l'indifférence irradiant nos corps. Tu te rapproches de moi. Je te connais. Tu te rapproches encore, et je ne fais rien, parce que je me connais.

           Nos battements de coeur.

           Tu poses tes lèvres sur les miennes. Un ultime baiser. Un éternel soupir. D'où vient ce bruit ? D'où vient-il ? Mon coeur bat si fort qu'il pourrait exploser. Je voudrais rester ainsi des heures durant. J'entend ton souffle, je sens tes mains qui ne savent pas où se poser. Je sens mes joues rosir de plaisir. D'où vient ce bruit ? Le loup ne hurle plus. Cela fait bien longtemps qu'il a cessé de hurler. Mais d'où vient ce bruit ? Tes lèvres me brûlent, elles me chatouillent, me piquent. Elles ont le goût sucré des cerises noires qui poussent dans mon jardin, et celui des bons caramels, des glaces à l'italienne , des douceurs orientales et autre gâteries originales. Je voudrais rester ainsi, mais d'où vient ce bruit ? J'ai peur. Tu as posé une de tes mains sur mon épaule, l'autre sur ma joue, et tu me tiens. Je resterai là. Promis. Mais d'où vient ce bruit ? D'où vient ce bruit ? J'entends ton coeur battre aussi vite que le mien. D'où vient ce bruit ?

           Tu me lâches, et une larme coule sur ta joue, tu t'éloignes à une vitesse vertigineuse, et le loup hurle. D'où vient ce bruit ? Je sais que tes yeux brillent, là-bas, dans le noir, je les vois, je les veux. D'où vient ce bruit ? D'où vient ce bruit ? D'où vient ce bruit ? Je crie. Personne ne m'entend. Es-tu déjà loin ? Je te connais. Ne m'abandonne jamais. Tu me connais. Le loup est mort. D'où vient ce bruit ? Est-ce celui des chasseurs ? Des battements de coeur. D'où vient ce bruit ? Tu me manques. Ce sentiment me brûle la poitrine. Je ne veux plus. Je ne veux pas. Sois là.

           Des battements de coeur.

                          Sur mon poignet, ta lettre est gravée. Une forme maîtrisée et sur un modèle ancien.

                    Des battements de coeur.

  Où es-tu allé ?

                          Des battements de coeur. D'où vient ce bruit ?

                                                                    Il est minuit.

 

Repost 0
Published by Gabonia - dans Textes
commenter cet article
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 21:09

 

 

          Assise parmi les autres, je ne ressentais rien d'autre que de la peine, mêlée à une rage incurable. Les autres, eux, souriants et hypocrites, seuls maîtres de leurs univers, n'étaient rien, à mes yeux, qu'une source inépuisable de fatigue et de colère. Alors, assise parmi eux, je peinais à trouver un siège à ma convenance, je regardais autour de moi, désolée. Je les voyais tournoyer, rire et festoyer, tandis que leurs yeux menteurs voulaient faire croire à une sagesse acquise depuis bien longtemps, alors qu'ils ne transmettaient qu'ingratitude, lâcheté et pauvreté. Alors, assise parmi eux, je me sentais seule, transparente, inexistante. Quelle était ma tâche, ici ? Pourquoi étais-je là ? Pourquoi m'avait-on mise dans ce système, pourquoi avais-je l'impression d'être prise pour une imbécile ? Ce n'était pas moi, l'imbécile, pourtant ! Seulement maintenant, c'est lorsque l'on est imbécile que l'on peut se sentir heureux.

           Voilà pourquoi je sentais bouillir en moi des milliards de flammes. J'avais dans mon coeur des fourmis dévoreuses, qui me bouffaient de l'intérieur. J'avais des larmes brûlantes qui irradiaient mes yeux, de l'acier liquide dans le cerveau, qui engloutissait ma raison. Alors que ce torrent d'acier liquide se déversait dans tout mon corps, il répandait partout en moi cette irradiation, cette révolte dévorante. Je ne voulais pas être là, je ne voulais pas devenir artificielle et lâche comme ces autres imbéciles qu'il était si facile de manipuler. Je ne voulais pas devenir de ceux qui ont cette insouciance dévastatrice, de ceux qui n'ont l'espoir que de réussir, qui n'ont d'espoir que pour eux-même. Alors cette révolte se répandait en moi. Mon estomac était rempli d'acide, mes veines brûlantes véhiculaient du sang plus rouge que jamais, mes oreilles n'entendaient plus les merveilles de la vie, n'entendaient que le bruit fracassant de la rumeur populaire. Mes yeux calcinés par la dureté du jour, ne voyaient plus que les bouches déformées par des propos malheureux, et des coeurs et des corps en décomposition. En apparence, ils étaient les mêmes. Leur esprit, lui, avait fini de briller depuis longtemps. Je ne voyais que l'état avancé d'une maladie qu'on ne guérissait jamais. Partout où j'allais, ce qui me semblait être des monstres, sur mon passages, jetaient sur moi des borborygmes dégueulasses. J'étais souillée, trempée, toute tremblante, encore. J'avais l'impression que des centaines de milliards de flèches indigènes étaient lancées sur moi et étaient restées, au dessus de moi, en suspend, menaçantes et malicieuses, comme si elles attendaient un moment de faiblesse de ma part.

           Tout autour de moi s'est mis à tourner, le jour et la nuit se confrontaient en d'interminables éclairs qui passaient devant mes yeux. Mes sens étaient modifiés. Je n'entendais plus rien que le sang rouge qui se déversait encore et encore dans mes veines irradiées. Je ne sentais plus que cette odeur détestable de pourritures, celle aussi de l'hypocrisie fumante dont ils étaient tous coupables. Tout ce que je touchais était fait en acier brûlant, tout me coupait et me blessait. J'avais les mains ensanglantées, déchirées, coupées, mes jambes n'étaient que deux vulgaires branches d'arbres qui supportaient le poids des feuilles et des fruits, qui n'allaient pas tarder à céder, ma tête enfin ressemblait à celle d'un animal. J'étais un monstre parmi eux, féroce et écœurant, qu'on ne touchait jamais, et que jamais on n'approchait, un monstre hurlant dans la nuit, un monstre d'ennui. Ma voix était rocailleuse, grave et sourde. Plus personne ne m'entendait, car je n'étais pas des leurs. J'étais ailleurs, enfermée dans une bulle que je m'étais créée, par soucis de protection. Je n'étais qu'une bête sous leurs yeux ivres d'euphorie, une bête affreuse et teigneuse. Un vilain petit canard du vingt-et-unième siècle, encore plus monstrueux, dégoulinant d'horreur, méprisable en tout point. J'étais prisonnière d'une image, prisonnière de leurs yeux d'éléments corrompus.

           Ce qu'ils ignorent, c'est qu'il vaut sans doute mieux être révoltée, et bouillir, brûler de l'intérieur, qu'avoir un coeur de pierre, et un cerveau liquide, avoir l'apparence d'un monstre, plutôt que des joues roses d'innocent naïf. A trop vouloir jouir de privilèges et d'attentions particulières, on a bientôt oublié les principes et les valeurs. A ne toujours penser qu'à sa gueule, on finit par ne plus en avoir et à s'en prendre des coups.

 

Repost 0
Published by Gabonia - dans Textes
commenter cet article

L'éponge absorbe, mais il faut la presser pour qu'elle s'exprime.

 Proverbe allemand.

 


Bienvenue sur Gabness.over-blog !

- Je suis Gabonia, ou Gabo, pour les intimes. Vous venez d'attérir sur mon blog, mon refuge,

mon petit coin tranquille...Vous trouverez ici des textes personnels,

des récits, des critiques, des photos,

des dessins, de la musique, et encore d'autres choses !

- N'hésitez pas à vous servir des liens ci-contre

pour accèder plus facilement à une catégorie particulière.

 

N'hésitez pas à me laisser vos impressions, vos suggestions.

 

Have fun !

ATTENTION !

L'auteure de ce blog a créé un nouveau blog où vous pourrez désormais la suivre :

 

http://mariamadeus.overblog.com/

 

Certains articles de cet ancien blog y seront transférés, mais rien ici ne sera retiré.

Plus rien ne sera posté ici.

Le nouveau blog est encore en construction, mais vous pouvez y accéder.

Au plaisir de vous revoir là-bas !

Archives

La petite citation...

"Il n'y a que la haine

pour rendre les gens intelligents."

 

Albert Camus

Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit pas pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire « oui », lui aussi, alors je n'aime plus Hémon!


Copyright Oodoc - Anouilh : Antigone, Le dialogue entre Créon et Antigone (commentaire)
http://www.oodoc.com/78872-antigone-anouilh-opposition-creon-dialogue.phpcv

Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit pas pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire « oui », lui aussi, alors je n'aime plus Hémon!


Copyright Oodoc - Anouilh : Antigone, Le dialogue entre Créon et Antigone (commentaire)
http://www.oodoc.com/78872-antigone-anouilh-opposition-creon-dialo

L'instant YouTube.

M'envoyer des p'tits mots doux !

Vous pouvez me contacter à l'adresse suivante :

 

gabness@rocketmail.com